MM, 277, 148.
MM, 274-275* 145.
psychologique. Et de toute manière on voit la révolution bergsonienne : nous n'allons pas du présent au passé, de la perception au souvenir, mais du passé au présent, du souvenir à la perception.
« La mémoire intégrale répond à l'appel d'un état présen* par deux mouvements simultanés, l'un de translation, par lequel elle se porte tout entière au-devant de l'expérience et se contracte ainsi plus ou moins, sans se diviser, en vue de l'action, l'autre de rotation sur elle-même, par lequel elle s'oriente vers la situation du moment nike air max pas cher pour lui présenter la face la plus utile » (i). Voilà donc déjà deux aspects de l'actualisation : la contraction-translation, et Porientation-rotation. Notre question est peut-on confondre cette contraction-translation avec la contraction variable des régions et niveaux du passé, dont nous parlions tout à l'heure ? Le contexte de Bergson semble nous inviter à le faire, puisqu'il invoque constamment la contraction-translation à propos des coupes du cône, c'est-à-dire des niveaux de passé (2). Toutefois, toutes sortes de raisons nous persuadent qu'il y a évidemment un rapport entre les deux contractions, mais qu'elles ne sont nullement confondues. - Lorsque Bergson parle de niveaux ou de régions du passé, ces niveaux ne sont pas moins virtuels que le passé en général ; bien plus, chacun d'eux contient tout le passé, mais dans un état plus ou moins contracté, autour de certains souvenirs dominants variables. La contraction plus ou moins grande exprime donc la différence d'un niveau à l'autre. - Au contraire, lorsque Bergson parle de translation, il s'agit d'un